Actualités

Communiqué du GAR :

Les propos anxiogènes du chef d’Etat major des armées le général Mandon, dont la proximité avec le foutriquet de l’Elysée montre ce que l’on doit en penser, a déclaré aux maires de France, le 18 novembre : « qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants » face à l’éventualité d’une guerre avec la Russie. » (Le Monde 22/11/2025)

Nous publions les propos de Philippe de Villiers en guise de réponse, représentant l’avis de la majorité des Français. Monsieur de Villiers parle comme devrait parler un chef de l’Etat responsable, ce que nous ne voyons plus depuis plusieurs années…

« Lundi on a à Villacoublay la signature de la lettre d’intention pour vendre, « vendre » à l’Ukraine : 100 Rafales. Emmanuel Macron et Zelenski, qu’est ce que cela veut dire ?

Cela veut dire que l’on adopte un statut de belligérance et c’est extrêmement grave, surtout qui va payer ?

On a déjà payé 21 milliards à l’Ukraine, les Français ne le savent pas et cela n’a pas été voté ! Vingt et un milliards !

Vous pouvez calculer, 100 rafales, sachant que l’on a 105 Rafales. Donc on va se dépouiller ? On va prélever ? Ou alors, on va fabriquer ? tout cela est obscur.

Le mardi on a la déclaration du général Mandon, c’est une honte, c’est une honte et je vais vous dire pourquoi. Il y a un double paradoxe. Aujourd’hui, il nous dit la force d’âme c’est de s’occuper de l’Ukraine, moi je dis que la force d’âme, c’est de s’occuper de la France. La force d’âme c’est de s’occuper de l’indépendance de l’Ukraine, de la frontière Ukrainienne, de la souveraineté Ukrainienne, de l’identité Ukrainienne, non, non !

Moi je veux m’occuper de la France, de l’indépendance de la France, de la frontière Française, de la souveraineté Française. Deuxième paradoxe, il veut envoyer nos enfants se faire tuer !

Mais nos enfants se font déjà tuer, dans les banlieues, Philippine, cela te dit quelque chose, non !

Elias, Thomas, Mathis… c’est-à-dire que chez nous, on a le terrorisme, on a déjà une guerre chez nous et vous voulez l’exporter ailleurs, la guerre ?

Ou en Ukraine, ça ne nous dit rien l’Ukraine, parce que vous ne voulez pas que l’on vous parle de la Seine Saint Denis, alors vous voulez nous emmener mourir au Donbass ? C’est une honte !

Ensuite le jour d’après, on a quoi ? On a le kit, vous voyez, le kit anxiogène, où on nous explique : si tu vas aux toilettes, il ne faut pas prendre du papier journal, faut prendre du papier de soie !

Vous avez vu le truc incroyable, on n’y avait pas pensé !

Ils se foutent de notre gueule et enfin ce que vous ne savez pas, j’aurais pu l’apporter, le 31 octobre dernier, il y a un décret qui a été signé par le 1er ministre et le ministre de la Défense, ce décret prévoie la légalisation de l’utilisation de sociétés militaires privées à l’image des sociétés militaires privées américaines qui sont intervenues en Irak. Tout cela pour intervenir en Ukraine. C’est quoi ? Ce sont des mercenaires, on paie des mercenaires, personne ne le sait, ce décret est passé inaperçu, sauf de moi et il pose deux problèmes et je terminerai par-là,

1er problème : on engage un conflit avec une puissance nucléaire par procédure administrative, vous voyez la gravité…

2e problème : C’est la privatisation rampante de la politique étrangère de la France, c’est-à-dire que c’est la diplomatie militaire par l’intermédiaire de sociétés privées de mercenaires qui gagne du fric sur le dos des contribuables, qui en a parlé de cela ?

Donc c’est une honte, ce général, il faut qu’il démissionne. Il est pire que le général Gamelin. Il veut nous emmener à la guerre, il veut nous faire tuer avec son chef, le chef suprême parce qu’ils sont tellement paniqués parce qu’ils ne savent plus comment rattraper les Français. Pour rattraper les Français, ils veulent nous emmener en guerre en Ukraine. Alors que moi je dis mais la Russie ne veut pas nous faire la guerre et il faudra bien qu’un jour on se réconcilie comme le font les Américains avec les Russes. Il faut qu’on parle avec les Russes, donc c’est absurde de couper l’Europe en deux et de jeter la Russie dans les bras de la Chine. Ayons un peu de sens géopolitique, prenons la bonne hauteur et il faut se débarrasser de ce président de la République qui a perdu la raison. » (Philippe de Villiers, Cnews 19h le 21 novembre 2025)

https://www.facebook.com/share/v/1C8PsZsZVm

Quelle indécence d’entendre un général parler ainsi. Combien de familles, de mères, de pères, frères et sœurs et cousins sont endeuillés aujourd’hui par les meurtres et attentats du terrorisme islamique, menace qui est bien plus réelle sur notre sol. Oui nos enfants meurent et ce n’est pas à cause d’un pseudo menace Russe. Le rôle d’un chef de l’État est de tout faire pour protéger ses citoyens afin d’assurer à son peuple la sécurité comme la paix. Il faut bien constater que le système est en faillite totale sur tous les sujets. La première guerre mondiale fut une catastrophe pour notre pays et les conséquences amenèrent la seconde (lire Jacques Bainville).

Au lieu de fantasmer et de regarder à l’Est, les réalités menaçantes sont ici, Michel Fayad l’a bien exprimé sur les plateaux : « Aujourd’hui il y a daech et al qaïda qui ont quand même fait la conquête de quasiment deux fois la taille de la France en Afrique, Bamako est en passe de tomber, la capitale du Mali, on parle de plus d’un million de kilomètres carré en Afrique tombé entre les mains de daech et d’al qaïda. C’est beaucoup plus grand que ce que Daech avait en Irak et en Syrie. Imaginez-vous aujourd’hui le mal que cela pourrait faire à la France et à l’Europe. Demain ils pourront peut-être entrer en Algérie, rentrer au Niger, rentrer au Tchad, rentrer en Lybie. Ils sont déjà entrés en Lybie et en fait, être aux portes de l’Europe… » (Cnews)

Il ne suffit pas d’endosser une combinaison de militaire pour être un soldat et les réalités de la guerre sont bien assez terribles pour ne pas s’amuser devant les cartes d’état-major. Il est temps de se réveiller sur les réalités géopolitiques et surtout, de ne pas se tromper d’ennemis !

Notre Jour Viendra !

GAR

La Dermatose et le Mercosur

III – Point sur notre France et sa survie

« Soutenir l’agriculture, c’est faire respecter l’exception agriculturelle. » Philippe de Villiers

La dermatose nodulaire bovine est une épizootie, c’est-à-dire une maladie affectant une espèce animale sans transmission à l’être humain, et l’abattage du troupeau entier pour une seule vache malade est une idiotie affreuse, rappelant les médecins « diafoirus » de Molière. En est-on si éloigné lorsque l’on examine sérieusement la politique sanitaire mise en place lors du covid ?

Tuer tout un troupeau pour une vache malade, n’est-ce pas un crime contre la nature ?

Les Français doivent savoir que les vaches saines ont été abattues sans aucune justification et des cheptels entiers ont disparu…

La raison peut être cherchée ailleurs dans ce plan macabre de l’Union européenne faite pour détruire les nations. Les officines sanitaires aux ordres obscurs ont tué les vaches, les mères devant les enfants, les unes après les autres, quelquefois sous les yeux des familles d’éleveurs, devant les enfants en pleurs…

L’Italie et la Grèce ne l’ont pas fait, connaissant l’inutilité de l’acte, et les Suisses vaccinent les vaches…

Oui, c’est un crime contre la nature avec des massacres pour rien !

Une vache représente en France le résultat d’une sélection sur plusieurs générations. Les jeunes éleveurs ne se relèveront pas d’un tel sacrifice et le suicide des paysans est suffisamment alarmant pour ne pas en rajouter. Les éleveurs ont reçu un simple appel téléphonique avec l’arrivée de forces de gendarmerie, plus promptes à persécuter le monde agricole que les trafiquants de drogue. Nos agriculteurs sont persécutés par des ordres incohérents, des normes, une concurrence déloyale et tout cela généré par un système antisocial.

La trahison du Mercosur :

Dans le Mercosur, il est souhaité depuis longtemps que notre agriculture et notre élevage disparaissent au profit d’autres pays importateurs, tels que l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, le Paraguay et l’Uruguay, qui inondent déjà notre marché alimentaire. Tant pis pour les naïfs qui croyaient encore aux paroles de ceux qui piétinent ce qu’il reste de notre patrimoine agricole. Souvenez-vous de la « botte de foin » pour parler aux « bouseux » où s’adresser en bras de chemise au salon de l’agriculture, il n’y a que les naïfs pour y croire. Seuls les paysans mobilisés peuvent faire trembler le système et ça, le gouvernement le sait !

Le cynisme de la Macronie répand la misère tout en creusant une dette abyssale pour notre pays. La France doit retrouver son autonomie alimentaire et fermer ses portes à l’invasion de produits qui viennent d’Ukraine, d’Amérique du Sud ou autres par des barrières douanières protégeant notre économie.

_La société multinationale MHP produit les poulets d’Ukraine. Son directeur Yuriy Kosyuk est un milliardaire proche de Zelenski, basée à Chypre fiscalement et coté en bourse à Londres. Elle est financée par l’Europe à hauteur de 100 millions d’euros…

Il est inacceptable de constater que plus de la moitié des viandes consommées dans nos cantines en France proviennent de l’étranger. La frontière doit être rétablie pour protéger notre agriculture et notre industrie d’une politique libérale injuste et déloyale de libre-échange.

Signalons l’agitation des vignerons dans le Sud-Ouest, alors qu’il y a peu de temps, des primes européennes étaient versées pour l’arrachage de nos vignes, alors que l’on finance les vignerons d’Afrique du Sud ?

La trahison du foutriquet de l’Élysée n’est plus à démontrer, véritable Néron gesticulant devant notre pays en flammes !

Les agriculteurs représentent la sève de notre nation, ils sont les protecteurs de nos paysages et ce sont eux qui contribuent à la beauté de notre pays. En 2021, 18 % vivaient sous le seuil de pauvreté, alors que chez les éleveurs c’était 25 % (source : INSEE). En 1970 nous avions 2374000 agriculteurs pour ne retrouver que 701000 en 2020 (Source : AGRESTE, recensement agricole 2022). Nous allons perdre notre souveraineté alimentaire sachant que nous l’avons déjà perdu en politique. Le monde rural (agriculture, élevage…) ne demande que la justice, travailler en paix, comme de supprimer les normes inutiles et la masse de contraintes administratives étouffantes. Il est impératif de nous libérer de l’Europe afin que l’agriculture puisse vivre de son travail sans l’esclavage des subventions. Il en va de la dignité de cette honorable profession qu’il faut défendre, soutenir et protéger.

Il ne reste au peuple français qu’une seule solution pour survivre, c’est la libération en sortant de cette Europe qui nous tue !

Notre jour viendra !

GAR

@anais.foulquier

#fyp #agriculture #mercosur #loveyou #vache Merci à @La Ferme des Cochons Laineux pour cette vidéo sur le mercaut sûr. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a serré le cœur. Peut-être parce que j’ai quitté ma ferme, ma vie d’avant, pour tout recommencer dans la Loire avec mon compagnon. Et honnêtement… ça fait mal. Ça fait peur. On ne sait pas où on va. Il y a un mélange de tristesse, un peu de colère aussi, mais surtout un vrai merci. Merci pour ce que vous partagez, pour ce que vous transmettez. Ça compte plus que vous ne le pensez. La vidéo est disponible sur YouTube. Je vous invite à aller la voir pour comprendre ce qu’il se passe vraiment.

♬ Finitude – Gabriel Albuquerqüe

Les retraites : Point sur notre France et sa survie II

LES RETRAITES :

Le sujet de la retraite déchire les partis désirant le pouvoir ou s’y maintenir. La Macronie a imposé le recul à 64 ans au lieu de 62 précédemment, contre l’opinion de la majorité des Français (la réforme de 2010 avait relevé l’âge d’ouverture des droits de 60 à 62 ans). Avant de parler des retraites et afin d’être cohérent, il faut prioritairement aborder en amont le sujet de la natalité où Hollande et Macron ont supprimé les aides. La démographie est le sujet primordial concernant ce sujet. Une saine politique (voir l’ouvrage : Projet de société)…

De nombreuses solutions sont envisagées, allant des retraites à points ou par répartition jusqu’à des solutions plus profondes, telles que les solutions corporatives. Cette fameuse troisième voie n’est jamais envisagée par un système qui ne voit de réponse qu’entre le socialisme et le libéralisme, qui partagent les mêmes ancêtres idéologiques. Il est d’ailleurs étonnant d’entendre sur les écrans des prétendus chrétiens défendre les thèses libérales en ayant jeté dans les poubelles de l’histoire la doctrine sociale de l’Église que l’école des catholiques sociaux mit en évidence depuis la Révolution et durant tout le XIXᵉ siècle jusqu’à nos jours. Il suffit de relire « Justice sociale, à travers l’histoire » pour en avoir un aperçu.

Le problème des retraites doit d’abord être résolu, comme précisé, par une politique nataliste qui nécessite, en amont, la fermeture de nos frontières ainsi que l’arrêt de toute subvention et des avantages sociaux distribués de manière excessive à l’échelle mondiale. Ce n’est pas l’argent des Français qui doit entretenir la misère du monde.

Il faut relocaliser le travail en France et favoriser les créateurs de richesse entraînant le développement d’entreprises et par conséquent des emplois. Il faut :

  • réformer la fiscalité,
  • baisser les charges des investisseurs,
  • supprimer les normes abusives autant dans les constructions industrielles que dans l’agriculture,
  • arrêter l’hémorragie des faillites comme la spoliation, la délocalisation des fleurons de nos entreprises vers l’étranger (Roumanie, Pologne…), que nous finançons en plus dans l’Europe !
  • la concurrence déloyale de l’étranger est sponsorisée par l’Europe de Bruxelles dont il faut se libérer.
  • Établir une solide barrière douanière pour protéger notre économie (industrielle et agricole).
  • Aider les PME (petites et moyennes entreprises),
  • supprimer le vol fiscal sur les héritages,
  • augmenter les salaires.

Petit rappel historique :

Ce que les libéraux et la gauche cachent, c’est la réalité historique des avancées sociales (Justice sociale à travers l’histoire). Le docteur et sociologue monarchiste Louis René Villermé (1782-1863) proposait déjà, dans un discours retentissant, après la Révolution, des caisses de maladie et de retraite comme des réductions horaires et une attention sur la condition des femmes et des enfants, à l’Académie des sciences morales et politiques en 1837. Armand de Melun avec Benoist d’Azy reprendront ses idées (18 juin 1850) et en mars 1883 Monseigneur Freppel accompagné des députés royalistes déposent la proposition de loi pour les retraites ouvrières. Inutile de préciser que la loi est refusée par la droite libérale et la gauche ! Avec Armand de Melun le 29 mars 1886, nouvelle proposition de loi sur les retraites ouvrières et toujours refusée par l’opposition unie de la droite libérale et de la gauche socialiste. En décembre 1891, proposition de loi sur les retraites ouvrières, maladie et vieillesse par Albert de Mun, Fernand de Ramel et Charles Lecour Grandmaison, toujours refusée. Les propositions de loi continuent avec la ténacité des catholiques sociaux royalistes : 1900 « Retraite des ouvriers mineurs » (F. de Ramel) et « Assurance vieillesse », 1902 « Retraite ouvrières » (Dansette), 1905 « Assurances vieillesse par des caisses professionnelles et régionales » (de Gailhard-Bancel), 1910 « Retraites ouvrières » (A. de Mun). Voilà quelques exemples sur ce seul sujet et ce ne sont pas les preuves qui manquent sur les autres lois réclamées. Cachant l’histoire, les « guignols » de plateaux médiatiques continuent de revendiquer la pérennité des acquis sociaux !

Le débat se situe dans la création des richesses et l’on s’aperçoit très vite que le coût des retraites devient alors dérisoire. Il faut soutenir et développer le travail en France, rehausser les salaires (exemple : réduire la différence entre le brut et le net), rendre attractifs les métiers difficiles, leur redonner une sorte de noblesse comme au temps des corporations. En relisant les textes anciens (Justice sociale à travers l’histoire), on s’aperçoit que le passé peut apporter les solutions pour demain, c’est cela l’empirisme.

Il faut arrêter de pointer du doigt la retraite et les retraités, alors que ceux-ci ont droit au respect et c’est un devoir moral. Ils ont travaillé et cotisé durant toute leur vie, on travaillait plus de 45 heures en 1966 avant de passer aux 39 heures en 1980…

Les retraités font aussi marcher l’économie, ne l’oublions pas. Même si l’âge du départ peut être à 62 ans, le taux plein est à 67 ans et pour un travailleur au smic (salaire minimum) c’est extrêmement difficile, mais les privilégiés de la ripouxblique s’en moquent !

Entendre les libéraux antisociaux traiter les retraités de nantis, cela demeure insupportable et indécent. Qui ne voit dans nos rues des personnes âgées faire les poubelles, ramasser quelques légumes au départ des marchés tandis que certains dorment dans leur voiture. Ils sont abandonnés, tant par le simple regard que par la compassion d’une collectivité en perte de repères, qui semble mûre pour l’esclavage d’un laboratoire national multiculturel annonçant le monde des robots décrit par Bernanos…

Comment ose-t-on parler du coût des retraites, dont la suspension est évaluée à 400 millions pour 2026 et 1,8 milliard pour 2027 :

  • lorsque sans consultation du peuple, on distribue honteusement 40 milliards à l’Ukraine !
  • lorsque l’on accepte de donner 5,5 milliards de plus à Bruxelles pour 2026 (contribution nette, différence entre ce que l’on donne et reçoit)…

Comme nous l’avons écrit précédemment dans l’article « Point sur notre France et sa survie » : « Il faut revenir à 62 ans maximum, comme c’était précédemment, n’en déplaise aux libéraux (l’argent se trouve largement, ne serait-ce que sur le coût de l’immigration !). Il est inadmissible de ne pas donner à ceux qui ont travaillé toute leur vie la juste compensation d’un repos bien mérité. L’argent doit être pris là où il se trouve : dans les dépenses inacceptables d’un État devenu lui-même la première cause de la faillite du pays. »

Mais, rien n’est fait et nous sommes et resterons ceux qui luttent et proposent. Il faut considérer les travaux pénibles comme les mères qui ont eu des enfants et montrer que les solutions existent. Dans une société naturelle corporative où les groupements de métiers se font par profession, ce sont ceux-ci qui s’organisent et décident des droits et devoirs comme ils gèrent tout le domaine social qui est lié. Ces négociations se font en interne dans un conseil économique et ainsi tout est décidé en harmonie : apprentissage, sécurité sociale, aides, pénibilité et retraites…

Fidèles à nos grands-anciens du combat social, le Groupe d’Action Royaliste n’a pas attendu ce jour pour alerter sur le scandale des retraites, nous avions tracté dès février 2011 contre le recul de la retraite à 67 ans…

La France doit retrouver sa « souveraineté intégrale » et seule décider de son destin, retrouver sa croissance économique par le développement de la richesse nationale et alors Notre Jour Viendra !

GAR

Quand la république ne protège pas notre patrimoine.

La France a une très longue histoire qui ne commence ni ne s’arrête en 1789 : le vol audacieux des bijoux royaux et impériaux dans la galerie d’Apollon nous le rappelle en même temps qu’il signale, une fois de plus, le peu de moyens mis par la République à préserver le patrimoine qui appartient à la France et à tous ses habitants, cette mémoire longue des objets qui ont traversé le temps pour parvenir jusqu’à nous. Déjà, en décembre 1976, avait eu lieu, dans cette même salle, le vol de l’épée de sacre du dernier roi oint à Reims, Charles X. Certains disent qu’aucune leçon n’a été tirée de cette triste mésaventure dans laquelle deux gardiens du musée avaient été blessés…

La classe politique et le monde culturel et historien ont manifesté leur émoi, leur indignation et souvent leur colère devant l’impéritie de l’Etat, incapable de sécuriser les musées tout comme les églises et demeures historiques de France. D’autant plus que les alertes n’ont guère manqué ces derniers temps ! Doit-on se résoudre à voir piller les trésors du passé par des bandes sans foi ni loi, si ce n’est celle de l’argent ? Doit-on accepter que l’Etat, de plus en plus empêché par sa dette publique immense, abandonne des pans entiers de ce qui fait, y compris matériellement, la mémoire et l’âme de notre pays ? Faut-il renoncer à conserver ces traces d’un passé royal ou impérial qui a forgé notre pays, au-delà même des régimes et des révolutions ? Non, mille fois non et, en ce domaine comme en d’autres, le désespoir paraît être d’une sottise absolue ou d’un renoncement malvenu.

Mais il est bon aussi de se souvenir que ces malfrats maudits peuvent être considérés comme les héritiers méconnus (et malheureusement inconnus, à l’heure où nous écrivons) de la République des vandales de 1792 et des années suivantes, pillant, détruisant, fondant les trésors royaux et ecclésiastiques du passé pour nourrir leurs guerres aux monarchies d’Europe et pour assurer leur table rase des siècles de règne d’une royauté honnie. Ce mouvement, qui a vu la disparition de tant de trésors patrimoniaux, ne s’est pas arrêté à Thermidor et la Troisième République naissante y a aussi eu sa part, comme le rappelait le chercheur et professeur au Muséum national d’histoire naturelle François Farges en 2018 (1) : « Sadi Carnot sous la IIIe République décida de vendre les diamants de la Couronne afin d’éviter que les monarchistes ne reviennent au pouvoir. » En somme, le président de la République a été le grand receleur des joyaux de la Couronne, pour des raisons politiciennes avant même que d’être économiques ! Ce scandale oublié nous en dit tout de même long sur l’état d’esprit d’une République qui semble n’aimer l’histoire que si celle-ci sert ses propres intérêts…




Notes : (1) : Le Figaro, 4-5 août 2018.

La libération passera par la prise de conscience et l’action

À l’intention de ceux qui ont suivi nos discours lors des banquets du GAR comme nos mises en garde des périls qui menaçaient notre France comme notre civilisation, vous verrez la justesse de nos mises en garde.  À écouter et diffuser, Philippe de Villiers voit juste !

La libération passera par la prise de conscience et l’action en retrouvant l’appel de nos racines en cette Douce France et Notre Jour Viendra !

GAR

Faisons le point sur la survie de notre France.

Nous voici au cinquième acte d’une tragédie républicaine qui, souvent au théâtre, est le dernier. Foutriquet au pouvoir semble être la réincarnation de Néron sur la triste peau de chagrin nommée France. Nous sommes face à une classe politique baignant dans les scandales et affaires diverses pour qui le peuple de France n’accorde plus aucun crédit. Chaque jour en France, l’insécurité gangrène toute vie citoyenne dans une impunité montrant combien ce semblant d’État n’assure plus sa première et essentielle fonction qui est la protection des citoyens. La porosité de nos frontières ouvre la porte à la misère du monde, offrant, grâce à notre système corrompu, les mêmes droits qu’à nos nationaux qui ont acquis de dures luttes et sacrifices le peu dont ils bénéficient. Jusqu’à quand ?

Nos anciens ont-ils payé de leur sueur et de leur sang une liberté pour la voir ainsi bafouée chaque instant ?

La bassesse et la lâcheté ont toujours fait d’un nom, même très haut placé, le synonyme de polichinelle. La situation de l’Éducation nationale, de la Santé, de la Justice, de la Police, des Pompiers et de l’économie est catastrophique.

Il n’y a plus d’emplois, car il n’y a plus d’usines ni d’industries, et le système persécute le monde agricole avec des normes tout en ouvrant le marché intérieur à la scandaleuse internationalisation alimentaire. Ces « élus » trahissent au nom de l’Europe et vendent la France à la découpe. Les scandales s’accumulent, de la fermeture de Fessenheim aux horribles éoliennes, sans parler des affaires qui touchent directement l’État avec les cabinets de conseil comme McKinsey (1 milliard d’euros l’an dernier », le Canard enchaîné, 30 mars 2022), affaire Benalla…

« Sur le nucléaire concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront fermés d’ici 2035. Ce mouvement commencera à l’été 2020 avec l’arrêt définitif des 2 réacteurs de Fessenheim. Il se prolongera avec la fermeture de 4 à 6 réacteurs avant 2030 », E. Macron, Twitter 27/11/2018

Depuis 2012, avec Hollande et surtout Macron, nombreuses sont les grandes entreprises françaises abandonnées ou vendues à des groupes étrangers. Pour ne prendre que quelques exemples, en 2014 : 474 entreprises françaises sont passées aux mains d’investisseurs étrangers, plus de 32 % par rapport à 2013 :

  • Alstom Énergie (numéro 1 mondial des turbines pour les réacteurs nucléaires) vendue à l’Américain General Electric.
  • Arcelor (leader mondial de l’acier) vendue à l’Indien Mittal Steel.
  • Pechiney (leader mondial de l’aluminium) vendue au Canadien Alean.
  • Sanofi Opella, vendue à un fonds d’investissement américain.
  • Alcatel-Lucent, vendu aux Finlandais Nokia (après suppression de 600 emplois !).
  • Les Chantiers navals de l’Atlantique, vendus aux Norvégiens Aker Yards puis aux Coréens STX Shipbuilding puis à l’Italien Fincantieri.
  • Lafarge, numéro 2 mondial du ciment, vendu au Suisse Holcim.
  • Le Club Med vendu à la Chine.
  • Rossignol, numéro 1 du ski, vendu à l’Américain Quiksilver.
  • Yoplait vendu à l’Américain General Mills.
  • Teisseire, spécialiste des boissons non alcoolisées, vendu au britannique Britvic.
  • Amora Maille, spécialiste de la moutarde vendue au géant néerlandais Unilever.
  • Parfums Marionnaud vendus aux Chinois (après suppression de 800 emplois !).
  • L’aéroport international de Toulouse vendu aux Chinois, puis revenu dans le giron après l’avoir racheté aux Chinois.
  • Le Groupe Latecoere, spécialiste historique de l’aéronautique, vendu au fonds d’investissement américain Sear Chlight Capital Partner qui détient aujourd’hui 66 % du capital. Une partie des activités de Latecoere a été délocalisée au Mexique et en République tchèque (après plusieurs centaines de suppressions d’emplois en France).
  • Omnic, encore un fleuron français, spécialiste des semi-conducteurs pour l’industrie spatiale et les télécoms, vendu aux Américains.
  • Heico, spécialiste des équipements pour l’industrie spatiale, les télécoms, le médical, etc., vendu aux Américains pour 453 millions d’euros.
  • Exxelia (spécialiste des composants pour l’aérospatiale et le médical) vendue aux Américains.
  • Technip, fleuron de l’ingénierie pétrolière, vendue à l’Américain FMC.
  • Adit, (intelligence économique) vendue au Canadien Sagard.
  • Proxinvest (spécialiste du conseil de vote) vendu à l’Américain Glass Lewis.
  • Plüm (fournisseur d’énergie) vendu aux Britanniques Octopus Energy.
  • Reden Solar (spécialisé en photovoltaïque) vendu à un consortium d’investisseurs australiens, allemands et canadiens.
  • Segault (spécialisé dans les robinets industriels) vendu à l’Américain FlowServe.
  • Ascoval (aciérie) vendue au groupe britannique British Steel Limited, puis à Liberty Steel, puis rachetée par l’Allemand Saarstahl AG.
  • Vencorex vendu au Chinois Wanhua, entreprise chimique chinoise spécialisée dans les produits plastiques, avec comme à chaque fois les brevets et procédés industriels de ce fleuron de l’industrie chimique française (2000 postes de salariés en aval et 6000 en amont sont menacés en France).

Ciril, une entreprise du groupe lyonnais spécialisée en hébergement de données pour l’optimisation des entreprises, des collectivités publiques et des hôpitaux, a été achetée par Carlyle Group, un fonds de pensions américain géré par d’anciens membres de la CIA. Etc., etc…

Au total, c’est à peu près plus de 1600 entreprises françaises qui ont été vendues à l’étranger, beaucoup à des fonds de pensions américains. 138 en 2024. Une trentaine pendant les 6 premiers mois de 2025…

Cette liste est non exhaustive et montre que le mot souveraineté a depuis bien longtemps perdu toute signification dans notre pays, même si des élus osent encore en parler pour un public qui depuis bien longtemps n’y croit plus. La souffrance du petit commerce, de l’artisanat, de la pêche, de l’agriculture (on détruit les cheptels entiers pour quelquefois un seul cas de dermatose, alors qu’un vaccin existe ?). Nous devons réagir avant qu’il ne soit trop tard. Le pays est surendetté par un État boulimique qui étouffe le pays. Il n’Il n’est pas difficile de comprendre que la dictature fiscale, qui dépasse les 45 % des ressources des ménages français, handicape la consommation.« PME » disparaissent, et beaucoup d’entre elles travaillaient pour les fleurons de l’industrie française. L’arithmétique est facile à faire : moins d’emplois, et donc pour nos finances publiques moins d’entrées de TVA, puisque moins de consommation, et moins de cotisations sociales et patronales. Aujourd’hui ces « choux gras » du gouvernement : élus, réélus, anciens ministres, présidents… touchent jusqu’à la retraite des sommes scandaleuses. Pendant ce temps, des retraités en France, des femmes d’agriculteurs ou de simples salariés, maçons ou autres n’ont quelquefois que cinq cents euros pour vivre, en ayant travaillé des semaines de 48 heures dans les années 70, quand ce n’est pas plus.

Le gouvernement a l’outrecuidance de réclamer aux Français de payer la note de leurs gabegies, alors que faire ?

S’il fallait égrener une « ordonnance » urgente pour soigner la France, nous dirions de sortir de Schengen et de rétablir urgemment nos frontières. Pour l’insécurité, réformer la justice et rétablir la priorité à la victime, rétablir les peines plancher, guerre aux narcotrafiquants… Nul besoin de construire des prisons, mais renvoyer tous les délinquants, prisonniers et OQTF étrangers, qui n’ont rien à faire sur notre territoire (52 000 chambres d’hôtel à 1,2 milliard alors que des Français dorment dans leur voiture ou dans la rue). Inutile de trouver des arguments car lorsque l’on veut, on se donne les moyens de pression nécessaires. C’est la force d’un État digne de ce nom.

Continuons les solutions, supprimer :

  • Pacte asile immigration
  • marché énergétique,
  • Le marché des éoliennes et panneaux solaires scandaleux,
  • le « Pacte vert »,
  • le Mercosur.

sortir de l’Europe de l’impératrice Vanderlayen non élue, usurpant le pouvoir sur les peuples. En fait, reprendre sa souveraineté en rétablissant la priorité du droit national sur le droit européen.

  • Supprimer l’AME (environ 1,3 milliard) et réserver pour les Français les prestations sociales auxquelles ils ont seuls le droit en ayant cotisé :
  • Supprimer les aides au développement (130 pays pour environ 24 milliards d’euros), il est ahurissant de donner de l’argent pour les vignes d’Afrique du Sud (alors que l’Europe a payé, pour en arracher en France !) : dix millions d’euros pour les agriculteurs du Bénin, alors que les nôtres se suicident et l’Elysée donne 23 millions pour l’hôpital du Mozambique alors que nous avons des Français qui meurent en attendant aux urgences ?
  • Encourager, comme le dit si bien Philippe de Villiers, le « Roman national » et, en priorité, dans les écoles, comme il faut remettre les professeurs sur « l’estrade ».
  • Privatiser les chaînes publiques (4 milliards), arrêter les subventions aux journaux et aux ONG comme associations pro-migrants (environ 11 milliards). Les Français doivent être libres de donner leur argent où ils le désirent…
  • Soutenir l’artisanat, l’agriculture et la pêche française.

Nous savons que seule la stabilité et la légitimité du pouvoir peuvent garantir la paix, tandis que la tradition et l’empirisme historique désignent la monarchie comme la solution à long terme pour toute renaissance souhaitable de la France et de la francophonie. En attendant, la réalité impose des choix urgents car la France est menacée dans son existence même, comme la nature même de l’homme et de la femme avec le wokisme. Comment imaginer que l’euthanasie puisse un jour être autorisée ?

Comment accepter des « batteurs d’estrades », des journaleux où des élus n’ayant jamais travaillé réclament l’allongement de la retraite pour les Français ? Il faut revenir à 62 ans maximum, comme c’était précédemment, n’en déplaise aux libéraux (l’argent se trouve largement, ne serait-ce que sur le coût de l’immigration !). Il est inadmissible de ne pas donner à ceux qui ont travaillé toute leur vie la juste compensation d’un repos bien mérité. L’argent doit être pris là où il se trouve : dans les dépenses inacceptables d’un État devenu lui-même la première cause de la faillite du pays. Sarah Knafo a largement dressé la liste des économies possibles…

Actuellement seul Philippe de Villiers propose l’essentiel de ce que nous souhaitons entreprendre pour redresser le pays.

Notre lutte n’est plus contre une république agonisante mais contre un système qui, comme le dénonçait Bernanos, désire transformer les êtres humains en numéros. C’est pour cela que notre message d’espérance touche à la fois les royalistes, et les traditionnalistes, ainsi que tous les patriotes et enfin tous les Français désireux de continuer cette exceptionnelle histoire millénaire de notre peuple.

Notre jour viendra !

GAR

Lire Projet de société :

Le Livre noir des Républiques en France (I et II).

Justice sociale à travers l’histoire :

Ne les oublions pas !

Nous saluons ce jour nos cousins francophones de l’Ontario qui célèbrent le 50e anniversaire de leur drapeau Fleurdelysé. Vive l’Ontario francophone comme nous profitons pour saluer tous nos cousins d’Amérique, Notre jour viendra !

Au passage voici comment là-bas, au-delà de la « Grande-Rivière » comme disaient les Amérindiens, la tradition Française est maintenue, bravo à Xavier St-Aubin et son entourage…

GAR

https://www.tiktok.com/@el_pere_tobin/video/7553795880223116551

Un monde en déclin…

Ces derniers jours mettent en lumière la situation d’un monde en déclin. L’assassinat à caractère raciste d’Irina Zaroutska le 22 août dans le métro de Charlotte (Caroline du Nord) par un individu Afro-Américain, ayant un historique judiciaire comprenant 14 arrestations et déclarant à plusieurs reprises « j’ai eu cette fille blanche », soulève des questions sur les tragédies déjà présentes dans notre société. De la petite Lola (octobre 2022) à Thomas (novembre 2023), Anthony (aout 2023), Philippine (septembre 2024), Philippe (avril 2024) en passant par Samuel Paty, Bernard (octobre 2023), Gervaise (mai 2022) et tant d’autres, la liste n’est pas exhaustive, ne faisant que s’allonger, victimes d’une justice laxiste pour la plupart. Les agressions se multiplient, sans parler des viols qui s’accumulent, comme celui atroce de Cherbourg (aout 2023), dans une société trahie par un État qui doit avant toute chose défendre son peuple en priorité. L’assassinat d’Ashur Sarnaya, réfugié chrétien-irakien à Lyon avec sa soeur et persécuté par les islamistes, montre l’incapacité de l’État ripouxblicain à assurer la sécurité élémentaire de ceux qui fuient la barbarie d’un autre temps. Cet homme en chaise roulante faisait partie de la communauté assyro-chaldéenne et ayons une pensée pour nos frères chrétiens d’Orient dans la souffrance. Jusqu’à quand devrons-nous supporter l’entrée de populations qui mettent en danger notre civilisation ?

Pour finir, mes dernières paroles iront vers Charlie Kirk, influenceur républicain états-unien, assassiné le 10 septembre, laissant sa femme et deux enfants en bas âge. Comme le dit Philippe de Villiers, il est le « 1er martyr du wokisme ». Cet homme allait mener la contradiction dans les universités, affrontant les critiques de certains esprits chimériques en perdition. Il savait convaincre l’assistance vers les valeurs de la tradition, éternelles et permanentes, avec les particularités états-uniennes qui ne sont pas toujours celles de notre pays. Selon la formule classique, nous pouvons dire : « Dieu vous a accueilli dans sa lumière » et sachez de là-haut que notre jour viendra !

   GAR

Face à la République désespérante.

La République est désespérante… Alors que la situation géopolitique et les diverses crises qui affectent notre société (en particulier la crise de la dette et celle de la confiance des Français à l’égard des institutions et du monde de l’économie) devraient forcer les principales forces politiques à penser un peu plus (et un peu mieux, surtout) au bien commun et au destin du pays, celles-ci ne s’intéressent qu’à leur « bout de gras » et aux places qu’elles pourraient espérer dans un prochain gouvernement ou après une prochaine dissolution, dans la longue suite des désordres parlementaires comme de la rue : triste, et révélateur de cette idéologie du « toujours plus » mâtinée de cette insatisfaction permanente qui, en définitive, constitue le fonds de commerce des partis du pays légal. Quant au gouvernement, en attendant celui constitué officiellement par M. Lecornu, il n’a guère brillé par son efficacité ces dernières années, et cela malgré quelques personnalités parfois très impliquées (les plus communicantes n’étant pas les plus travailleuses, d’ailleurs). L’instabilité gouvernementale, au gré des souhaits présidentiels ou des aléas électoraux et parlementaires, ramène la France aux temps contrariés de la Quatrième République, ceux-là mêmes que le général de Gaulle avait tenté, avec un certain succès tout de même, de faire définitivement oublier !



Le triste spectacle des ambitions des féodaux du pays légal, pour qui l’élection présidentielle est « la reine des élections », nous impose de réfléchir au-delà de ce modèle républicain, au-delà de 2027 : le temps républicain est aujourd’hui l’ennemi de la politique utile parce qu’il limite l’horizon à de simples échéances électorales et aux jeux d’appareil pour confisquer le pouvoir, au moins pour quelques années. Alors qu’il faudrait à la fois l’unité et les libertés pour relever les défis contemporains et pour assurer « l’avenir long », la République empêche l’une et limite les autres, dans un tango qui étourdit les citoyens sans les satisfaire dans leurs demandes légitimes (1), au risque de bloquer la situation ou de fâcher ceux qui, alors, se considèrent comme les « oubliés de la République ». Le soulèvement des Gilets jaunes, dernier grand mouvement populaire français, portait cette double revendication (parfois de manière maladroite, colérique ou outrancière (2), malheureusement) qui, à ce jour, n’a pas été satisfaite.



Il est facile de contester après avoir constaté, mais cette attitude n’est vraiment utile que si elle s’accompagne de propositions réfléchies et non de « y’a qu’à » ou de « faut qu’on » qui, trop souvent, font tomber dans la démagogie ou l’irréalisme même les meilleures intentions ou causes. Quelques pistes alors peuvent être avancées pour répondre aux crises actuelles : une refonte territoriale qui puisse concilier subsidiarité et unité supérieure française, par une nouvelle cartographie moins administrative et plus enracinée (voire historique) des régions-provinces ; la création, dans les cadres territoriaux locaux (quartiers, communes, pays, régions), de nouvelles agoras qui puissent concilier discussion, représentation et décision (les unes n’étant pas forcément toujours les autres, selon les cas considérés : là encore, la nuance, la mesure et les sentiments doivent être considérés pour servir au mieux l’intérêt public, le bien commun et l’efficacité locale) ; une logique associative et corporative pour mieux intégrer les travailleurs dans leurs cadres et missions de travail, et cela en leur donnant la propriété du métier tout comme en valorisant la qualité du travail et la dignité du travailleur, parfois toutes deux foulées aux pieds selon des considérations purement économiques ; une meilleure inclusion de la formation dans la profession, pour pouvoir s’approprier rapidement les nouvelles conditions techniques là où celles-ci évoluent très (voire trop) vite, tout en facilitant l’enracinement (professionnel et territorial) des classes travailleuses (du patron à l’apprenti) ; etc. Ces quelques pistes pourront donner, dans les mois qui suivent, des développements plus importants et argumentés, en n’oubliant pas la possibilité et la faisabilité des choses : rien ne serait pire que de bâtir sur du sable, et il importe de partir de ce qui est (quelles que soient les qualités et les défauts de la chose considérée) pour faire évoluer dans le bon sens ou changer profondément les réalités insatisfaisantes. Cela n’empêche pas l’imagination de venir au soutien des réalisations nécessaires, et celle-ci peut aussi se nourrir de l’étude et de la réflexion, comme de l’expérience : n’est-ce pas, après tout, le sens même de ce que les maurrassiens et post-maurrassiens nomment « empirisme organisateur », en rappelant toujours que « toute vraie tradition est critique », ce qui est le gage de son efficacité et de sa vitalité ?




(à suivre : les conditions politiques et institutionnelles d’une rénovation française)



Notes : (1) : Toutes les demandes populaires, si elles peuvent être entendues, n’ont pas le même degré de légitimité : certaines sont parfois oublieuses de l’intérêt général ou de la possibilité, et il est juste de les discuter, voire de les repousser. En revanche, certaines autres demandes méritent non seulement l’attention mais aussi la promotion, en particulier celles qui touchent à la valorisation du travail, et à la préservation et à la qualité des cadres de vie et de société des populations.



(2) : Cela n’enlève rien à la légitimité de la révolte, mais brouille le message et indispose quelques alliés potentiels, alors réticents à rejoindre le mouvement : du coup, la jonction entre deux parts du pays réel, que l’on pourrait grossièrement séparer entre une part périphérique et rurale, composée d’artisans, de travailleurs de proximité et d’agriculteurs mais aussi d’exilés urbains, et une part plus proche des grandes métropoles (voire en leur sein) mais appartenant aux classes populaires enracinées et aux classes moyennes craignant le déclassement social induit par la mondialisation métropolitaine et numérique, ces deux parts se retrouvant à partager à peu près les mêmes soucis et, parfois, les mêmes territoires, mais surtout les mêmes colères.