République et démocratie

La République faible et illégitime, encore une fois.

La contestation multiforme de la loi Travail n’a pas cessé malgré les concessions faites par MM. Valls et Hollande, et les tensions montent, autant autour des raffineries et des stations d’essence que dans les rues, au risque d’affrontements et de violences qui, à l’approche de la coupe européenne de balle-au-pied, font planer le spectre de désordres plus graves encore. Le plus surprenant, pour l’observateur étranger, est que, dans le même temps, l’état d’urgence en vigueur depuis novembre 2015 vient d’être prolongé pour deux mois, alors même que les forces de l’ordre semblent « dépassées » par les émeutes qui dévastent à chaque grande manifestation, les centres-villes de l’Ouest et de Paris. Pourtant, ces mêmes forces de l’ordre sont reconnues, en Europe et à juste titre, comme les meilleures du continent : en somme, ne faut-il pas rechercher ailleurs le problème ? Drôle d’ambiance, en tout cas !
Fin de règne ou de régime ? Crise de l’autorité ou malaise, voire faiblesse de l’État ?

Plusieurs réponses possibles, en fait : tout d’abord, nous sommes entrés dans la dernière année du quinquennat de M. Hollande, déjà reparti en campagne électorale présidentielle et à la recherche, sinon de tous ses électeurs perdus, du moins des électeurs de gauche et européistes qui voudront bien lui faire crédit de quelques réformes plus sociétales que sociales, comme la légalisation du mariage homosexuel, et d’un alignement constant sur la ligne « la plus européenne », ayant renoncé à faire preuve d’originalité française sur de nombreux sujets touchant la politique générale de l’Union européenne (les Grecs en savent quelque chose…). Son partenariat inégal avec la chancelière allemande, qui fait de cette dernière la seule autorité reconnue en Europe (reconnue ne signifie pas bienvenue…), a nettement dégradé l’indépendance de la France et sa possibilité d’être écoutée, voire celle de manœuvrer par elle-même. Or, cela plaît aux élites européistes qui, de tout temps, vantent l’idée d’un fédéralisme continental en ayant aussi intégré l’idée que, pour toute fédération il faut un fédérateur, c’est-à-dire une autorité unique naturellement reconnue et seule « légitime » à entraîner (donc à commander) les autres : souvenons-nous des « briandistes » des années 1940 qui se résolurent, sans être nazis, à rallier l’idée hitlérienne de « l’Europe nouvelle », non par extrémisme (ils ne l’étaient pas, mais bien plutôt modérés, « raisonnables et réalistes » dira l’un d’entre eux dans L’Illustration de l’époque, journal on ne peut plus « convenable » avant-guerre et se proclamant tel en temps de guerre tout en collaborant avec l’Allemand), mais juste par européisme revendiqué et pragmatique…

Ainsi, pour en revenir à la situation présente, c’est plus encore la compétition présidentielle sur fond d’impopularité du président en quête de réélection qu’une simple fin de règne annonciatrice d’un possible (ou illusoire) renouveau politique.

Mais la tension actuelle autour du projet de loi El Khomry révèle surtout la faiblesse d’un régime, de cette Cinquième qui reste une république, lorsque s’approchent les échéances électorales et que s’aiguisent les longs couteaux des ambitieux qui se veulent tous César quand ils ne sont que Brutus ou Créon…

Certains en profitent pour vanter les mérites d’une hypothétique Sixième République qui ne serait rien d’autre, à bien les lire, que le retour aux jeux démocratiques illimités et parlementaires de la Troisième et de la Quatrième, et cela au détriment de l’autorité de la magistrature suprême de l’État, voire de l’État lui-même.

Or, si crise de régime il y a, elle tient dans l’autorité défaillante d’une République qui ne sait plus donner de la légitimité à son « Pays légal » : le processus électoral de la démocratie représentative ne fonde plus qu’une légalité de moins en moins légitime aux yeux des électeurs qui attendent des réponses et des solutions là où les élus, parlementaires ou président, ne leur donnent que des promesses et ne leur imposent que des oukases. Si le recours au 49-3 passe désormais si mal dans l’Opinion publique, c’est qu’il est devenu un mode de gouvernement quand il ne devrait être qu’une exception utilisée avec prudence et fermeté, et non avec brutalité comme c’est le cas aujourd’hui par MM. Valls et Hollande.

Cette République qui se veut autoritaire quand elle n’est qu’arbitraire (et non arbitrale) doit faire face à de multiples mécontentements et mouvements de révoltes, dont certains sont fort motivés quand d’autres ne sont que les soubresauts des anciennes forces jadis promptes à défendre une République qui, finalement, n’en a plus besoin. Mais elle ne peut durer, sa faiblesse menaçant de désarmer complètement notre pays face aux défis du monde contemporain. Il nous faut bien, alors, reposer la question première qui est celle du Politique et de son incarnation institutionnelle, de celle qui est nécessaire au maintien et au déploiement de toutes les possibilités de la France dans le monde, pour aujourd’hui comme pour demain.

Le mot « crise » vient du grec « Krisis » qui signifie la séparation entre un avant et un après : si, désormais, c’est la République qui tient lieu « d’ancien régime », il est temps de rappeler que la Monarchie peut tenir lieu et place de « nouveau régime », non pour sa simple nouveauté mais pour sa capacité à durer, à se renouveler, à s’éterniser dans le sens le plus noble du terme, celui de l’enracinement qui permet à un pays, arbre de familles et de provinces, d’histoires et de visages, d’âmes et d’esprits, de s’élever vers le ciel, florissant et vigoureux…

En Nom Dieu, notre jour viendra !
Groupe d’Action Royaliste.

Pilleur d’Etat :

Présentation de l’éditeur

Philippe Pascot nous entraine à la découverte de ce que nos élus cachent sous le tapis de leur exemplarité affichée et de leur moralité élastique quand elle touche à leurs privilèges.
Il démontre à travers des faits concrets que le système lui-même, dans son immobilisme calculé, ne peut donner naissance qu’à des dérives illicites ou légales mais toujours totalement immorales ! Si tous les élus ne sont pas pourris, beaucoup sont complices…
Cet ouvrage recense tous les abus légaux dans lesquels se vautre sans vergogne la classe politique française : salaires exorbitants, exonération d’impôts, retraites douillettes, passe-droits et autres petits arrangements entre amis, le tout dans le cadre d’une loi faite sur mesure et qu’ils connaissent sur le bout des doigts.
Des faits et des actes révoltants, mis à jour sans concession mais sans esprit partisan, dans le seul but du droit à l’information pour tous.

Biographie de l’auteur

Maire adjoint d’Évry auprès de Manuel Valls puis conseiller municipal, ancien conseiller régional, Chevalier des Arts et des Lettres, Philippe Pascot a 25 ans de vie politique derrière lui et a fréquenté la plupart des élus politiques de premier plan. Il milite pour une transparence totale de l’exercice politique et est engagé dans de nombreux combats de société (gaz de schiste, dons d’organes, création d’un orchestre philarmonique dans la banlieue de Kinshasa…)

pilleur d'état

 

La tyrannie mondialiste et le totalitarisme démocratique :

Entretien réalisé par Victor Loupan à Munich, en juin 1999,
quelques jours avant le retour définitif d’Alexandre Zinoviev en Russie ;
extrait de « La grande rupture », aux éditions l’Âge d’Homme.

Zinoviev
Alexandre Zinoviev philosophe, logicien,
sociologue,
et écrivain dissident soviétique.

Victor Loupan : Avec quels sentiments rentrez-vous après un exil aussi long ?

Alexandre Zinoviev : Avec celui d’avoir quitté une puissance respectée, forte, crainte même, et de retrouver un pays vaincu, en ruines. Contrairement à d’autres, je n’aurais jamais quitté l’URSS, si on m’avait laissé le choix. L’émigration a été une vraie punition pour moi.

V. L. : On vous a pourtant reçu à bras ouverts !

A. Z. : C’est vrai. Mais malgré l’accueil triomphal et le succès mondial de mes livres, je me suis toujours senti étranger ici.

V. L. : Depuis la chute du communisme, c’est le système occidental qui est devenu votre principal objet d’étude et de critique. Pourquoi ?

A. Z. : Parce que ce que j’avais dit est arrivé : la chute du communisme s’est transformée en chute de la Russie. La Russie et le communisme étaient devenus une seule et même chose.

V. L. : La lutte contre le communisme aurait donc masqué une volonté d’élimination de la Russie ?

A. Z. : Absolument. La catastrophe russe a été voulue et programmée ici, en Occident. Je le dis, car j’ai été, à une certaine époque, un initié. J’ai lu des documents, participé à des études qui, sous prétexte de combattre une idéologie, préparaient la mort de la Russie. Et cela m’est devenu insupportable au point où je ne peux plus vivre dans le camp de ceux qui détruisent mon pays et mon peuple. L’Occident n’est pas une chose étrangère pour moi, mais c’est une puissance ennemie.

V. L. : Seriez-vous devenu un patriote ?

A. Z. : Le patriotisme, ce n’est pas mon problème. J’ai reçu une éducation internationaliste et je lui reste fidèle. Je ne peux d’ailleurs pas dire si j’aime ou non la Russie et les Russes. Mais j’appartiens à ce peuple et à ce pays. J’en fais partie. Les malheurs actuels de mon peuple sont tels, que je ne peux continuer à les contempler de loin. La brutalité de la mondialisation met en évidence des choses inacceptables.

(suite…)

A la gloire de la république :

Dans notre république, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que

nous ne lutterons pas contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain chez nous :

l’honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux

Nous démontrerons que c’est une grande stupidité de croire que

les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.

Nous assurons, sans l’ombre d’un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.

Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s’imaginent que

l’on puisse continuer à gouverner

avec les ruses de la vieille politique

Nous assumons le pouvoir et nous faisons tout pour que

soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d’influences

nous ne permettrons d’aucune façon que

vos enfants meurent de faim

nous accomplirons nos desseins même si

les réserves économiques se vident complètement

nous exercerons le pouvoir jusqu’à ce que

vous voyez que depuis 1789

Nous sommes la république.

(Maintenant lisez de bas en haut, en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu’au début !)

Affiche marianne

La religion républicaine :

« La Révolution n’adopta aucune Eglise. Pourquoi ? Parce qu’elle était Eglise elle-même. La vie du catholicisme, c’est la mort de la République ; la vie de la République, c’est la mort du catholicisme. »

– Jules Michelet –
Introduction à la Révolution française

Triomphe républiqueEn fait, il y a deux raisons majeures qui poussent la république à être aussi hostile envers le catholicisme. La première, c’est tout simplement parce que la république est une forme de religion. Dès l’origine elle s’est imposée comme tel, nous l’avons vu, en imposant son propre calendrier, le mariage civil au détriment du religieux, ses Tables de la Loi nommées « Droits de l’Homme », mettant l’Homme abstrait à la place de Dieu. Une Marianne, qui est l’étrange sosie du Dieu Mithra antique, arborant le bonnet Phrygien, symbole de l’affranchissement de la religion catholique entre autre. La république possède également sa propre Eglise : La Franc maçonnerie. L’ancien Franc-maçon Paul Copin Albancelli le précisa clairement dans « Le pouvoir occulte contre la France » ou il cite « …république et maçonnerie se confondent et que, selon le mot de l’un de ses membres, la franc-maçonnerie, c’est la république à couvert, tandis que la république, c’est la franc-maçonnerie à découvert. » C’est en effet une formule qui définit assez bien les liens existants entre république et franc-maçonnerie. D’ailleurs, on constate d’autant plus l’hypocrisie de la loi de 1905 si prompte à chasser le catholicisme de la sphère publique, mais sans que la présence constante de franc-maçons au pouvoir ne puisse déranger plus que ça !!

Pour ceux qui doutaient encore du caractère religieux de la république :

La malédiction de la République

La malédiction de la République
Publié dans Tribunes, le mercredi 2 janvier 2013
En France, toutes les Républiques finissent mal. Très mal même…

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La Première République, c’est essentiellement la Convention et le Directoire. C’est la mise en place du régime des partis. Ce sont surtout les massacres de la Terreur, le Génocide de la Vendée, la persécution de la noblesse et du clergé, l’assassinat du Roi et de la Reine à la suite de parodies de procès qui préfigurent les grands procès de Staline. C’est la guerre civile, le chaos, la guerre contre l’Europe toute entière.

La Première République finit lamentablement dans la corruption et l’incompétence. Elle est soldée par le coup d’État du 18 brumaire et l’aventure napoléonienne.

La Seconde République, c’est encore une aventure, toujours sanglante mais totalement anarchique et ridicule celle-là. Elle se termine une fois de plus en guerre civile avec le coup d’État du Prince- Président, Louis-Napoléon Bonaparte. Elle ne dure que deux ans.

La Troisième République naît de la défaite et meurt dans la défaite. Par son impéritie, et toujours le régime des partis, elle expose la France à deux guerres mondiales horriblement meurtrières. Elle se lance dans l’aventure inconsidérée de la Colonisation, dont on nous demande aujourd’hui de faire repentance ! En 1940, peuplée d’hommes politiques dont la lâcheté le dispute à l’incompétence, elle disparaît dans le plus grand désastre militaire que la France ait jamais connu. Son rejeton, « l’État français », n’hésite pas à collaborer servilement avec l’occupant et à lui livrer les juifs.

(suite…)

La République si peu sociale…

Certains semblent découvrir que la République, même gouvernée par la Gauche, n’est guère sociale ni soucieuse du sort des travailleurs : en fait, pour qui s’est penché sur l’histoire de notre pays, ce n’est pas vraiment une surprise. Je ne méconnais pas pour autant la bonne foi de nombre de militants socialistes ou communistes pour qui la République n’est vraiment grande que quand elle associe les ouvriers et les employés à son destin et à son honneur : mais la réalité effective ne correspond pas vraiment à ce rêve d’une « République sociale », et encore moins aujourd’hui qu’hier… Le projet de Mme El Khomri prouve à l’envi ce malentendu entre l’illusion et la réalité gouvernementale, et la vigueur des réactions syndicales est surtout la démonstration d’une rancœur et d’une impuissance face à la victoire apparente (au moins pour un temps) du libéralisme en France.

Faut-il, pour autant, s’en prendre à tous les patrons comme s’ils étaient responsables du cynisme du gouvernement, et brandir le drapeau de la lutte des classes ? Je n’en suis pas certain, loin de là. Bien sûr, il y a bien une forme de lutte des classes mais sans classes nettement définies et délimitées : il s’agit plutôt d’un rapport de forces défavorable aux différentes catégories de travailleurs de l’industrie, des services et de la terre, face aux détenteurs, non pas seulement des moyens de production, mais des capitaux nécessaires, en ce monde financiarisé, à les faire fonctionner et fructifier. S’il y a lutte, c’est bien parce que les hommes d’argent n’ont plus le sens des valeurs de partage et de solidarité qui devraient prévaloir dans une société ordonnée et corporée : le triomphe des idées frankliniennes (celles de Benjamin Franklin, véritable père fondateur et théoricien du capitalisme « chronométré ») n’est pas illogique dans une société qui ne jure plus que par l’avoir et par l’individu (non la personne, désormais niée par cette société, de la GPA à la « robolution »), et qui n’a que des banques comme cathédrales, comme le dénonçait Pierre Boutang il y a déjà quelques décennies.

Dans l’urgence, il faut sans doute recréer un rapport de forces plus équilibré et établir des règles de sécurité pour les salariés mais aussi pour les entrepreneurs indépendants, les artisans, les producteurs agricoles, face à cette nouvelle Féodalité qui se veut « mondialisation et gouvernance », et face à une administration parfois kafkaïenne qui ne sert plus que les intérêts d’une classe fonctionnariale détachée des réalités du monde du travail. Mais dans le temps plus long, il apparaît nécessaire de redonner au Travail toute sa place et de diminuer le rôle des puissances d’argent, voire de restreindre leurs champs d’application et d’intervention. Cela n’est possible que si l’État politique reprend la main et ce qu’il a, par faiblesse ou par paresse, laissé filer entre d’autres mains, moins politiques mais plus contraignantes encore.

Puisque la République n’est plus rien d’autre que l’obligée des forces économiques et qu’elle oublie de protéger les classes travailleuses, il faudra bien, rapidement, poser la question des institutions susceptibles de remettre les choses à l’endroit, dans le respect de la justice sociale et le refus de la démesure (financière ou étatique, d’ailleurs). Si la Monarchie apparaît bien oubliée aujourd’hui par l’opinion publique de notre pays, elle n’en reste pas moins l’alternative éminemment sociale par politique même à une République qui, elle, a oublié ses devoirs d’État à l’égard de ceux qu’elle prétendait représenter et défendre…

Jean-Philippe Chauvin

Verdun, nous n’oublions pas…

Comme l’écrivit Henri Servien dans sa Petite histoire de France: « On peut labourer les friches et reconstruire mais les pertes humaines sont irréparables. Toute une génération ardente et généreuse, une jeunesse d’élite était disparue. Elle ne fut pas remplacée et l’élan du pays fut brisé.»

La république célèbre l’anniversaire de la désastreuse bataille de Verdun en cette année 2016. On rappelle l’enfer vécu par les poilus, leurs conditions de vie dans les tranchées, la boue, le feu, la mort. A grand renfort de reconstitutions historiques sur les lieux de la bataille. La République aurait-elle peur qu’on oublie ? Qu’elle ne s’inquiète pas ! On n’a pas oublié !

Verdun, nous n’avons pas oublié, mais pas seulement…

Nous n’avons pas oublié qu’avec l’arrivée de la République, c’est la conscription qui règne, de 18 à 60 ans, on peut être envoyé à la mort, depuis la fameuse levée en masse des 300 000 hommes en 1793, contre lequel s’était insurgé la Vendée. Anatole France dénonçait lui-même ce système en ces termes : « La honte des républiques et des empires, le crime des crimes sera toujours d’avoir tiré un paysan de la paix doré de ses champs et de sa charrue et de l’avoir enfermé entre les murs d’une caserne pour lui apprendre à tuer un homme ». C’est donc au nom de la Liberté et des Droits de l’Homme, que le français de 1914 avait perdu sa liberté d’aller, ou de ne pas aller à la guerre, car à l’époque de l’Ancien Régime, seul les nobles et les seigneurs avaient le droit de faire la Guerre. Plus tard c’est un système de recrutement dans les campagnes qui permit de grossir les rangs des régiments en fonction des besoins de l’armée. Le paysan avait le choix d’aller se battre ou non.

fleur au fusil

Nous n’oublions pas non plus cette journée tragique du 22 août 1914 qui verra 27 000 de nos soldats perdre la vie dans le cadre de la bataille des frontières. C’est autant de soldats français tués en un jour que durant toute la guerre d’Algérie de 1954 à 1962. Le 22 août 1914 fut la journée la plus sanglante de l’histoire de France. Mais cette journée, au-delà de son aspect particulièrement tragique, en dit très long sur le sens du sacrifice dont faisant encore preuve nos grands-pères à cette époque-là. Elle en dit long aussi sur l’incompétence et l’irresponsabilité de l’état-major français…

(suite…)

Racisme/antiracisme l’imposture républicaine :

En souvenir d’Ahmed Rachid Chekroun, grand sportif, d’origine Nord-Africaine et royaliste…

« Si le racialisme de Gobineau n’a pas fait école en France, c’est notamment du fait de l’incompatibilité du nationalisme français, incarné par l’Action française avec toute forme de matérialisme biologique » P.A. Taguieff

Faisons pour commencer, un regard empirique sur l’attitude qu’avaient nos ancêtres, lorsqu’ils étaient confrontés à des populations aux mœurs, religions et couleurs de peau différentes. Observons ce que fit Charles le Simple face aux envahisseurs Vikings : « Incapable d’arrêter ces envahisseurs et leurs pillages, le roi des Francs Charles le Simple proposa un traité au principal chef viking installé dans la Basse Seine : le jarl Rollon. Il lui abandonna le comté de Rouen et quelques territoires voisins (l’ensemble correspondant à peu près à la Haute-Normandie). En contrepartie, Rollon et ses compagnons promirent de ne plus envahir le royaume et de se convertir au christianisme. C’était un excellent critère d’intégration dans le monde franc. C’est le traité à Saint-Clair-sur-Epte, conclu en 911. Ainsi naît la Normandie, étymologiquement le « pays des Hommes du Nord ». Rollon pouvait, lui et ses hommes, rester sur les terres du royaume des Francs à la condition de devenir chrétien ! »

Croisade assimilation

Plus tard, au XIIème siècle, lors des évènements historiques les plus marquants de cette période, c’est-à-dire les Croisades, regardons comment se comportaient au quotidien les descendants des Croisés en Palestine avec les populations autochtones : Le « racisme » n’existait pas en ce XIIe siècle. L’historienne Régine Pernoud, dans Les hommes de la Croisade écrivait au sujet des Croisés : « …Car, si la religion les oppose aux Sarrasins, la race, elle, n’est pas pour eux un obstacle. Dès qu’une sarrasine est baptisée, aucun chrétien ne refusera d’en faire sa femme. Le concept de race, grâce auquel les trafiquants d’esclaves au XVIe s. tenteront de légitimer leur commerce, n’existe pas pour l’homme du XIIe s. S’il combat le Musulman, du moins le considère-t-il comme son égal : comparée aux méthodes colonialistes du XVIIe s. voire à certains préjugés subsistant au XXe s. et entraînant, par exemple, la ségrégation… Aucun croisé n’hésitera à prendre femme dans la population indigène » (Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade).
Certes, cette considération n’a pas empêché les violences dans les deux camps. Mais ces violences ne furent jamais motivées par les différences physiques. Il n’y eu de ce fait aucune volonté d’extermination que ce soit de la part des Chrétiens ou des Musulmans.
(suite…)